COMMENT SA MARCHE

COMMENT SA MARCHE
Le concept des premiers tournois de combat libre enregistrés est simple : deux hommes, dans un octogone ou sur un ring, s'affrontent (presque tous les coups sont permis, les coups avec la pointe du coude et aux parties génitales sont interdits).Les façons de gagner un combat est un KO, TKO ou la soumission (l'abandon d'un combattant) ou bien la décision unanime ou partagée.

Un combat simple comporte 3 rounds de 5 minutes et les combats de championnat 5 rounds de 5 minutes.

Ces tournois avaient pour objectif de permettre la confrontation de différents sports de combat (d'où le concept de Mixed Martial Arts) dans le but de déterminer quels styles étaient les plus efficaces.

Après des débuts très controversés, à cause d'une campagne de marketing mettant en avant l'ultra violence et l'absence de règles des premiers tournois médiatisés, le combat libre est devenu un sport à part entière très encadré et réglementé.

De ces premiers tournois, souvent sanglants, descend le combat libre moderne, les organisations et les infrastructures sont les mêmes depuis le début mais les règles ont évolué à cause de la pression de certains médias, de certains hommes politiques et anciens sportifs. Ainsi, il est devenu rare de trouver une organisation autorisant les coups de tête ou les frappes aux parties génitales par exemple. Les techniques les plus efficaces restent pourtant présentes (soumissions au sol et frappes conventionnelles issues des boxes pied-poing). Des médecins assistent aux combats, prêts à faire arrêter une rencontre qui deviendrait trop dangereuse pour un des combattants. Malgré son évolution le combat libre demeure critiqué pour sa violence et ses détracteurs restent nombreux.

Les partisans du combat libre mettent en avant que, pratiqué de façon encadrée, il n'est pas plus dangereux que d'autres sports de combat : la grande variété de techniques repartit les zones d'impacts, diminuant ainsi les chances de traumatismes crânien que l'on rencontre en boxe par exemple (où la tête est frappée de façon répétée). Cependant, la boxe anglaise professionnelle n'est pas non plus réputée être bonne pour la santé, et c'est essentiellement pour des raisons historiques qu'elle dispose d'une meilleure acceptation sociale.

Le combat libre est devenu aujourd'hui un sport de combat, dans lequel les combattants disposent du plus vaste arsenal technique possible, leur permettant ainsi de combattre dans un réalisme quasi absolu, tout en respectant certaines règles indispensables pour préserver la santé des combattants (ces règles varient selon les organisations).

Pour évoluer en combat libre, il faut maîtriser les trois distances du combat : le combat debout à distance où l'on utilise des coups de poings et pieds essentiellement, le combat debout au corps à corps (voir clinch, grappling et takedown) et enfin le combat au sol, distance où l'on peut tenter de soumettre son adversaire avec des étranglements et des clés de bras ou de jambe, ou faire du ground and pound, c'est-à-dire profiter d'une position avantageuse au sol pour frapper son adversaire. Aucune distance n'est négligée et chaque combattant a son domaine de prédilection et ses faiblesses, qu'il essaie d'atténuer par un entraînement particulièrement complet (voir cross training).

Les organisations de combat libre les plus médiatisées sont l'UFC (Ultimate Fighting Championship) et le Pride (Pride Fighting Championships), qui a été racheté en 2007 par le premier. Actuellement cette forme de combat est en pleine expansion médiatique, et elle est devenue plus populaire que le K-1 ou la boxe anglaise

# Posté le samedi 18 juillet 2009 16:40

ORIGINES

ORIGINES
Le Pankration (pancrace grec) fut l'une des premières formes de sport de combat à mains nues avec tout de même un minimum de règles. Il fut introduit aux Jeux Olympiques en 648 avant JC. Le mot pankration est l'association du mot pan signifiant « tout » et kratos signifiant « puissances », décrivant bien le sport, mélange de boxe et de lutte. Le sport n'a alors que deux règles, ne pas mordre et ne pas frapper aux yeux, même si ces techniques sont autorisées chez les Spartiates. Les rencontres ne prennent fin que lorsque l'un des adversaires est inconscient ou se soumet en faisant signe de la main. Souvent, les affrontements durent des heures et finissent parfois avec la mort d'un, voir des deux combattants. Le pankration devint le sport le plus populaire aux jeux Olympiques et dans la Grèce antique.

Les rencontres prenaient place dans une arène, surface carrée d'environ 12 à 14 pieds de côté. Un arbitre armé d'un bâton ou d'un fouet, veillait à faire respecter les règles. Les techniques les plus souvent utilisées étaient les coups de poing, de genou, de coude et de pied, les clés articulaires et les étranglements. Les coups de pied aux jambes, à l'aine et au ventre étaient fréquents. Même si les échanges debout existaient, la grande majorité des combats se déroulaient au sol, où les prises de soumissions et les coups étaient permis. Les pratiquants de pankration étaient réputés pour leurs aptitudes et leur habilité au corps à corps. La strangulation était la cause la plus commune des décès lors des combats.


Les Lutteurs, reproduction d'une statue de bronze du IIIe siècle, Uffizi, Florence, ItalieLes athlètes de Pankration de la Grèce Antique, les pankratiasts (παγκρατιαστές), devinrent des héros, et l'objet de nombreux mythes et légendes. Arrichion, Dioxxipus, Polydamas de Skotoussa ou Milon de Crotone sont ceux qui ont laissé le plus de traces. On pense que même Héraclès était pankratiast. Alexandre le Grand cherchait à les recruter en tant que soldats, à cause de leur habileté légendaire au combat sans arme. Lorsqu'il envahit l'Inde en 326 avant J.C., de nombreux pankratiasts combattaient dans ses rangs. Ce pourrait être l'origine des arts martiaux chinois, prenant souvent leur source en Inde à cette époque. Le Pankration est la toute première forme de combat connue de ce qui deviendra plus tard ce que l'on nomme maintenant les arts martiaux mixtes.

Le déclin du Pankration en Grèce, coïncidant avec la montée en puissance de l'Empire romain, vit des sports plus réglementés, tels que la lutte et la boxe, devenir les principales formes de combat en Occident, alors que les arts martiaux traditionnels se développaient en Asie. Cette situation perdura au cours de siècles, et était toujours présente en 1925, lorsque le combat libre fit sa réapparition à Rio de Janeiro, au Brésil.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 18 juillet 2009 16:45